Mauvaise odeur corporelle : pourquoi, et comment y remédier naturellement
Vous avez une odeur corporelle forte qui persiste malgré une hygiène irréprochable ? Ce n'est pas un manque de soin. Voici ce qui se passe réellement, et ce qui peut vous aider.
Vous vous douchez tous les jours. Vous utilisez le même savon depuis toujours, celui qui vous a toujours suffi. Et pourtant, une odeur revient. Sur un vêtement porté quelques heures, sur une taie d'oreiller au réveil, sur le col d'une veste en fin de journée.
Vous avez peut-être déjà pensé que vous faisiez quelque chose de travers. Que vous ne vous laviez pas assez, pas assez fort, pas au bon endroit. Ce n'est pas le cas.
Ce n'est pas un problème d'hygiène
En 2001, des chercheurs japonais des laboratoires Shiseido ont identifié une molécule présente dans l'odeur corporelle des personnes de 40 ans et plus, et quasiment absente chez les plus jeunes : le 2-nonénal.
Avec l'âge, la composition du sébum de la peau change. Certains acides gras s'oxydent naturellement à sa surface, et cette oxydation produit le 2-nonénal. Ce n'est ni une question de propreté, ni une maladie. C'est un processus chimique normal, qui touche tout le monde en vieillissant, à des degrés différents.
« L'odeur de vieux », un phénomène réel
On l'appelle parfois familièrement « l'odeur de vieux », souvent avec un peu de gêne. Au Japon, ce phénomène a un vrai nom depuis longtemps : kareishū, littéralement « l'odeur liée à l'âge ». Ce n'est pas une invention ni un manque de soin, c'est documenté scientifiquement, et les femmes japonaises l'anticipent depuis des générations avec un ingrédient précis, qu'on retrouve plus bas.
Une odeur corporelle qui change à la ménopause
Beaucoup de femmes remarquent ce changement précisément autour de la ménopause. La baisse d'œstrogènes modifie elle aussi l'équilibre de la peau, et rend cette odeur plus difficile à masquer avec un savon classique. Un détail troublant : on ne se sent généralement pas soi-même, le nez s'habitue à sa propre odeur. Ce sont souvent les proches qui la remarquent en premier. Transpiration et ménopause, ce qu'il faut savoir.
Pourquoi le savon classique n'y change rien
Le 2-nonénal est une molécule grasse. Elle ne se dissout pas dans l'eau. Un savon classique, à base d'eau, ne fait donc que la rincer en surface, sans jamais l'éliminer réellement. Elle revient dans les heures qui suivent, parce que la source, elle, n'a pas changé.
Comment savoir si c'est votre cas
Un test simple : sentez votre oreiller au réveil, avant de l'avoir aéré. Si une odeur légère, un peu grasse, un peu tenace, y persiste alors que la taie a été changée récemment, c'est probablement lié à ce mécanisme.
Ce qui peut réellement aider
Les tanins du kaki se lient chimiquement à la molécule odorante et la neutralisent, là où l'eau et un savon classique glissent dessus sans l'atteindre. C'est exactement ce principe qui est à l'origine du savon Kaorika, formulé au kaki et au thé vert japonais, pensé pour agir à la source plutôt que de simplement masquer ou rincer.
Pour aller plus loin sur le mécanisme scientifique : L'effet nonénal nos études scientifiques et notre page Ménopause, transpiration et odeur.
Le savon Kaorika, au kaki et au thé vert
Sans parfum de synthèse pour masquer l'odeur, il agit directement à la source.
Découvrir le savon Kaorika